[Janvier 2026] Le Groupe BPCE dévoile la 5e édition de son Baromètre Digital & Payments analysant les tendances de consommation des Français. Celle-ci met en lumière un engouement de plus en plus marqué des Français pour le e- et le paiement mobile. Autre tendance majeure : les Français rationalisent leur consommation.
Le Baromètre BPCE Digital & Payments s’appuie sur les données anonymisées des paiements de plus de vingt millions de cartes bancaires et offre ainsi par son périmètre une perspective unique sur les comportements d’achat en France.
L’évolution des dépenses par carte bancaire, y compris les retraits, progressent de +1,1 %, une croissance alignée sur l’inflation annuelle de +0,9 % selon l’Insee, malgré un climat d’instabilité et une confiance des ménages fragile.
Cependant, cette vision agrégée cache des évolutions plus structurantes. L’année 2025 est, hors parenthèse exceptionnelle du COVID, la première année où la consommation globale ne progresse pas plus vite que l’inflation depuis 2020. Ce constat révèle une contrainte budgétaire désormais ancrée dans les comportements des ménages.
Le e-commerce répond aux exigences des consommateurs : arbitrer finement et comparer sans effort pour décider rapidement dans un contexte de contraintes multiples. En 2025, 30 % des dépenses par carte bancaire sont réalisées en e-commerce, contre 27 % en 2022, signe que le e-commerce s’impose dans les pratiques de consommation.
30 % des dépenses par carte bancaire sont réalisées en e-commerce
Cette progression de la part du e-commerce de +3 pts en 3 ans est similaire au boom constaté lors du COVID (+4 pts de 2019 à 2022). La consommation des moins de 35 ans est encore plus marquée par le digital qui représente 38 % de leurs dépenses, quand les plus de 55 ans ne sont qu’à 20 %.
Dans ce même mouvement, le paiement mobile poursuit son déploiement : en 2025, plus d’un paiement sur cinq est réalisé via mobile, soit plus du triple par rapport à 2022. La transition du portefeuille au smartphone est déjà bien engagée.
Les dépenses auto/moto (carburant, entretien, péages) sont en recul de 2 % en 2025. Ainsi, le prix moyen d’un passage à la pompe est de 46 euros, en recul de 2 euros par rapport à 2024, en partie due à la baisse du prix des carburants.
Les dépenses d’alimentation, en hausse de +1,5 %, se fractionnent : le nombre de passages en caisse a augmenté de +5 %. Le panier moyen s’établit à 36 euros, en baisse de 1 euro par rapport à 2024 et de 2 euros par rapport à 2022, aussi bien dans les enseignes traditionnelles que discount, traduisant une appétence des Français pour les bons plans.
Les dépenses de prêt-à-porter au global sont en baisse de -1,5 %. Le secteur se recompose autour du digital qui capte 35 % des dépenses en 2025, contre 26 % en 2022. La seconde main tire son épingle du jeu : les dépenses progressent de +13 % par rapport à 2024 avec un panier moyen stable de 22 euros. La fast-fashion classique, en recul de -0,5 % en montant, doit se réinventer pour rester pertinente face aux plateformes digitales d’ultra-fast-fashion. Ces dernières connaissent néanmoins un ralentissement sur le second semestre (-2 % de dépenses en 2025).
+13 % C’est l’augmentation des dépenses de « seconde main » dans le prêt-à-porter
L’aménagement de la maison est en ralentissement. Les formules fondées sur les prix bas, voire ultra bas, sont celles qui résistent le mieux : les plateformes digitales d’ultra discount explosent, avec une augmentation des dépenses de +69 % pour un panier moyen de 32 euros.
Le divertissement digital gagne la partie : les dépenses de streaming vidéo et musical augmentent de +10 % en 2025, avec un panier moyen de 15 euros. Un consommateur sur trois souscrit à une offre du secteur. L’envie d’évasion se maintient avec une approche plus réfléchie. Les dépenses pour les voyages croissent timidement de +2,5 %, tandis que des alternatives comme le camping et les activités touristiques et culturelles connaissent une forte augmentation, respectivement de +10 % et de +9 %.
Les Français cherchent à voyager davantage tout en optimisant leur budget et en privilégiant les expériences locales.
Les dépenses de bien-être (salons et cosmétiques) en hausse de +2,5 % témoignent du soin apporté à l’image de soi à l’heure des réseaux sociaux. Les paniers moyens sont stables : 45 euros en salons et 50 euros pour les achats de cosmétiques.
Baromètre Digital & Payments : présentation complète
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