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Les comportements des Français face aux risques

[Octobre 2026] Découvrez la nouvelle édition du Baromètre Assurances de BPCE L’Observatoire. Celle-ci porte un éclairage inédit sur le comportement des Français face aux risques, dans un contexte marqué par la crise du pouvoir d’achat, les catastrophes naturelles, ou encore les tensions géopolitiques.

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À six mois de l’élection présidentielle, le Groupe BPCE dévoile un observatoire inédit qui croise, pour la première fois, les perceptions exprimées par les Français dans une étude menée par les économistes de BPCE avec les comportements observés chez près de huit millions d’assurés des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. Cette analyse exclusive apporte un éclairage sur la manière dont les Français se protègent, s’adaptent aux risques climatiques, arbitrent leurs dépenses et font évoluer leurs projets de vie, qu’il s’agisse de logement, d’épargne ou de préparation de la retraite.

Les chiffres clés de l’étude

  • 28 %

    des Français vont moins épargner (+8 pts) que l’an dernier, quand seulement 16 % affirment pouvoir épargner davantage à l’avenir (−8 pts vs. 2025).

  • 43 %

    des actifs interrogés mettent de l’argent de côté pour préparer leur retraite (62 % chez les cadres).

  • 69 %

    des Français souhaitent la mise en place d’une retraite par capitalisation.

L’épargne des Français ralentie par la crise du pouvoir d’achat ?

L’augmentation du coût de la vie se fait ressentir dans les comportements des Français, à commencer par l’épargne, véritable indicateur du pouvoir d’achat. En effet, seulement 16 % des Français pensent épargner davantage (soit un recul de 8 points vs. 2025), alors qu’ils sont plus nombreux à affirmer qu’ils vont moins épargner : 28 % vs. 20 % l’an dernier.La crise actuelle s’illustre également dans les objectifs des épargnants : 39 % des sondés mettent de l’argent de côté pour le garder « pour les temps difficiles », là où ils ne sont que 15 % à épargner pour partir en vacances, et seulement 10 % pour investir dans un achat immobilier. Les Français ont besoin de se rassurer financièrement. Ils priorisent donc une épargne disponible à tout moment (38 %), protégée et sûre (32 %) à la rentabilité (17 %) ou à des placements éthiques (4 %).

Observations de BPCE Assurances
Bien que l’épargne risque de ralentir dans les prochains mois pour cause d’inflation, elle n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Les placements en assurance vie sont les plus plébiscités quel que soit l’âge. Chez BPCE Assurances, la dynamique observée est forte : entre 2017 et 2025, la collecte brute a augmenté de 68 %, passant de 9,5 milliards d’euros à 16,0 milliards d’euros. De plus, les retraits d’argent des clients depuis leur assurance vie vers leur compte courant sont à un point bas historique (3,9 % en 2025 vs. 5,9 % en 2011), preuve de leur volonté de garder leur épargne à l’abri.

La retraite préoccupe les actifs, la capitalisation devient incontournable

Plus que jamais préoccupés par l’avenir, les Français sont de plus en plus enclins à anticiper leur future retraite. Ils sont d’ailleurs une majorité (68 %) à avouer craindre d’avoir une pension de retraite insuffisante, si bien que 43 % des actifs interrogés mettent de l’argent de côté pour la préparer (62 % chez les cadres).Ce chiffre recule néanmoins de 13 points par rapport à l’an dernier. De plus en plus évoquée dans le débat public, la retraite par capitalisation est désormais populaire pour une grande majorité des Français : 69 % y sont favorables, soit une hausse de 16 points par rapport à 2025.

Observations de BPCE Assurances
La capitalisation pour la retraite est déjà une réalité pour les épargnants. La tendance est très forte : les cotisations des clients des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne sur les produits « retraite individuelle » ont été multipliées par 13 entre 2018 et 2025, pour atteindre 1 milliard d'euros en 2025. On remarque un rajeunissement de la clientèle : 15 % des souscripteurs des offres PERI de BPCE Assurances ont aujourd’hui moins de 30 ans, alors que cette tranche d'âge ne représente que 10 % des souscriptions sur les contrats d'assurance vie classiques.

Conflits, cyberattaques, catastrophes naturelles : ces risques qui inquiètent

Bien que l’inflation soit la première source de préoccupation des sondés (84 %), d’autres risques de plus en plus fréquents et intenses sont au cœur de leurs pensées. Les tensions géopolitiques, qui s’accélèrent depuis plusieurs années, inquiètent une majorité de Français (73 %), ainsi que l’insécurité des biens et des personnes (70 %), les cyberattaques (65 %) ou encore les catastrophes naturelles (60 %). Viennent ensuite les pandémies ou crises sanitaires (56 %), les émeutes nationales (49 %), les pénuries d’énergie (47 %), le chômage (43 %) et le vieillissement de la population (42 %). Ces différents risques inquiètent d’autant plus les Français qu’ils semblent difficiles à assurer correctement selon 71 % des sondés.

Observations de BPCE Assurances
Bien que les inquiétudes liées aux risques climatiques soient légitimes, elles restent à nuancer. Si 60 % de Français se montrent inquiets des catastrophes naturelles, 12 % des assurés de BPCE Assurances sont exposés à un risque haut ou très haut d’inondation, et 17 % à un risque fort de sécheresse. On constate néanmoins une hausse de la sinistralité. Entre 2022 et 2025, le montant des sinistres climatiques a plus que doublé pour BPCE Assurances par rapport à la période 2018-2021. Ils représentent désormais plus de 125 millions d’euros.
  • 84 %

    des Français sont préoccupés par l’inflation et la hausse du coût de la vie (84 %), les tensions géopolitiques (73 %) et l’insécurité des biens et des personnes (70 %).

  • 36 %

    Face à ces risques, plus d’un tiers des Français (36 %) se dit prêt à payer plus cher son assurance afin d’avoir un niveau de protection élevé.

  • 77 %

    Ils attendent majoritairement de leurs assureurs qu’ils proposent des solutions de prévention.

Des projets immobiliers qui se heurtent aux réalités du marché

Dans ce contexte lourd, la majorité des Français interrogés (85 %) expriment des envies de changement (+4 points vs. 2025). Ce désir de nouveautés irrigue d’abord l’habitat : 43 % des Français envisagent de déménager dans les trois ans (+4 points), une intention qui culmine chez les 18-24 ans (69 %) et en agglomération parisienne (56 %). Ceux qui souhaitent rester dans leur habitat ont eux aussi des projets : un Français sur dix prévoit de réaliser prochainement des travaux d’ampleur dans leur résidence. Enfin, près de un Français sur deux (47 %) estime qu’il est important de devenir propriétaire de sa résidence principale.

Observations de la Compagnie Européenne de Garanties et Cautions
Les projets immobiliers des Français se heurtent à une réalité difficile du marché. À titre d’exemple, le taux d'apport demandé aux primo-accédants est passé d'environ 10 % en 2020 à 16 % ces deux dernières années. Autre indicateur : la durée moyenne des financements est passée d'environ 18 ans en 2005 à près de 20 ans en 2015 et désormais entre 22 ans et 23 ans début 2026. Face à cette situation, les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne proposent de nombreuses solutions : bail réel solidaire, prêts aux taux d’intérêts plafonnés, aides pour les primo-accédants, etc.

L’assureur, un acteur-clé pour accompagner les Français

Face à ces nouveaux risques, les Français se tournent vers leurs assureurs : ils attendent majoritairement d’eux qu’ils proposent des solutions de prévention (77 %) et qu’ils les indemnisent en cas de sinistre (73 %). L’exposition aux risques pousse d’ailleurs plus d’un tiers des Français (36 %) à vouloir payer plus cher son assurance afin d’avoir un niveau de protection élevé. Cependant, face à la crise du pouvoir d’achat, une partie non négligeable de Français (30 %) se dit prête à une protection moins importante en échange d’une baisse du coût de l’assurance. Ce dilemme entre économies financières et meilleure couverture face aux risques se traduit dans leurs critères prioritaires de choix d’assurance : une indemnisation rapide et efficace en cas de problèmes (26 %) est quasiment au même niveau que la compétitivité du prix (25 %) ou que des garanties adaptées à leur situation personnelle (23,8 %).

Méthodologie : interviews effectuées en ligne du 8 au 27 mai 2026 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, résidant en France métropolitaine. Représentativité assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération.

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